«L’abus sexuel de mineurs: une réponse multi-facettes à ce défi»
Intervenant au symposium organisé à l'Université Grégorienne, à...
Quand autant d’individus dérapent, malgré une formation ascétique, une piété réelle, un engagement sincère au service des enfants et des jeunes, quelque chose est pourri dans l’institution. (Photo: Simon Law)
À travers le scandale des abus sexuels commis par nombre de nos confrères, une terrible leçon nous est donnée, à nous, prêtres, religieux, évêques. Pour notre salut et pour notre conversion. Pour l’honneur aussi du ministère que nous exerçons. Dans les ténèbres de tant d’horreurs, cherchons la clarté d’une lumière brûlante, cautère de nos blessures.
Comment s’explique l’ampleur des dégâts? Simple addition de dérapages individuels? Quand autant d’individus dérapent, malgré une formation ascétique, une piété réelle, un engagement sincère au service des enfants et des jeunes, quelque chose est pourri dans l’institution. Dans un corps sain, les dérapages sont prévenus, reconnus, réprimés.
Il faut donc admettre un grand dérapage institutionnel. Il ne sera corrigé que s’il est d’abord clairement identifié. Sinon, il engendrera d’autres malheurs. Ces prêtres et ces religieux coupables détenaient un pouvoir, en vertu de leur appartenance à une institution éducative. Ils exerçaient une autorité quasi parentale. De plus, ils détenaient l’autorité religieuse, dont l’emprise pouvait s’étendre jusqu’à la conscience d’autrui, notamment celle d’enfants à éduquer. Des institutions ecclésiastiques ont ainsi pu devenir des espaces totalitaires, où des religieux pouvaient prendre le contrôle de toute la vie de l’enfant, jusqu’à son intimité physique et psychique. Un tel système de vase clos est propice aux dérapages individuels. Ce danger n’existe plus guère en Europe, sauf peut-être dans certains groupes, y compris catholiques, tentés par une dérive sectaire. Rome semble toutefois les tenir à l’œil.
La racine du scandale est plus profonde encore. Il s’agit du camouflage des abus par un déni collectif. Les fautes individuelles, au lieu d’être dénoncées, étaient dissimulées, minimisées, ignorées, donc encouragées tacitement. On ne saurait tenir les seuls évêques et supérieurs coupables de cette gigantesque feinte, même si leur responsabilité fut grande. Des complicités, des complaisances, une culture du secret étaient sans doute répandues parmi les confrères, chacun pensant peut-être sauver l’honneur de la corporation par son silence. Derrière une façade respectable, une gangrène rongeait le corps malade.
Nous voilà mis en garde contre la tentation d’hypocrisie cléricale. Elle est sournoise. Le clerc hypocrite ne le devient pas, en général, par choix ni par malice. Il est victime de son personnage, d’une image construite de son rôle. Se voyant en directeur de conscience d’autrui, il se croit obligé à l’exemplarité, réelle (tant mieux) ou affectée (hélas). Il a peur de sa fragilité, dont il fait pourtant l’expérience. Il craint d’être démasqué, contesté. La tentation le guette alors de (se) cacher sa faiblesse, de soigner les apparences, de cuirasser son image et d’arborer ses galons. Si le corps clérical cède collectivement à cette tentation, celle-ci prend des allures d’épidémie, d’autant plus dangereuse qu’elle passe inaperçue.
Pour conjurer ce mal, le remède est connu: vivre l’évangile avant de le prêcher, préférer le vivre que le prêcher. Cela suppose une culture ecclésiastique de la miséricorde et de la vérité, de la simplicité, de la joie, de l’amitié: créer un climat de confiance assez fort pour soutenir les faibles et mobiliser les énergies de tous; se méfier comme de la peste des honneurs, titres, pompes, pouvoirs, succès, rôles, apparences… Ne pas trop s’en croire. Une prise de conscience existe et se développe, semble-t-il, en ce sens. Si le drame des abus sexuels la stimule, il aura servi au moins à cette douloureuse et salutaire leçon.
Michel Salamolard
Merci
Une fois de plus tu touchés juste... C'est fou ce que l'hypocrisie cléricale peut faire souffrir le prêtre lui-même d'abord. Il étouffe et personne ne semble l'aider dans le clergé. Homo homini lupus, clero clerici lupissimus... canonico canonici lupior. Merci cher ami !titre du commentaire
J'aime bien les Suisses dont le scandale est sous leurs propres yeux et refusent d'en parler. ...:http://action-blanche.over-blog.com/article-docs-ad-hoc-pedophilie-de-la-pulsion-a-l-interdit-96741647.html Au fait, à quel moment précis, y compris ce site, prendra-t'il enfin conscience qu'il y a des victimes en Suisse. Oh, m***, pardon, on en parle simplement PAS. Ce n'est tout simplement pas dans la logique "nationale", pour ne pas dire "traditionnelle". Alors très peu de choses sont, dès lors, faites pour elles: on ne fait que de dénoncer qu'il existe de la pédophilie dans ce bas monde. Et on aime le rappeler tous les jours juste en cas où viendrait, par hasard, à l'oublier. Hum: miamme miamme la pédophilie, on finirait même par en vouloir comme dessert !!! Et on va, même, dès lors jusqu'à soutenir des associations les plus extrémistes, très souvent les plus stupides , les plus affairistes (comme quoi finalement qu'il a ait des victimes ne sont pas totalement inutiles) tout en leur appropriant le titre de "défenseurs d'enfants"... C'EST TOUT SIMPLEMENT LAMENTABLE !!!Moi, dites-en plus
Cher Moi, Vos accusations générales mériteraient d'être précisées et étayées par des faits, sous peine de se dissoudre dans l'insignifiance. Donc, veuillez svp argumenter vos reproches à partir de faits dont vous vous portez garant. Vous serviriez ainsi peut-être la cause que vous prétendez défendre, plutôt mal jusqu'ici, malgré vos bonnes intentions. Dans votre post, aucun fait, aucun argument, juste des accusations sans preuve. Ce n'est pas sérieux ni crédible ni juste. En revanche, si vous étayez vos allégations, on vous en sera reconnaissant. MSRéponse à Admin.
"Dans votre post, aucun fait, aucun argument, juste des accusations sans preuve" Oh là, comme disait ma mère, ne me poussez pas dans les orties, ça pique. Car, en plus, c'est bien là où beaucoup ont porté la cause de la défense des enfants contre la maltraitance sexuelle. Ne nous étonnons même plus que de plus en plus d' hommes (futurs docteurs, pédagogues, etc..) ne veulent même plus maintenant s' approcher des enfants. Et même, à vrai dire, je n'ai pas l'intention, un jour, de finir à l'image de Galilée de prouver mes dires, et de finir mes propos en disant: "... et pourtant, elle tourne". Alors j'entendrai tout bonnement que quelqu'un ose enfin voir les choses différemment de la façon qui est souvent imposée par la société elle-même. Mais merci encore pour vos questions, elles en valaient la peine. Mais, rien ne vous interdit, non plus, de faire vos propres recherches par vous-même (ce qui d'ailleurs aurait du être votre devoir en tant qu'administrateur d'un site internet qui a parlé de cette problématique). Vous verrez sur l'internet on y trouve pas mal de renseignements si l'on s'en donne un peu la peine. ;-)Merci, Moi, mais... de quoi?
Cher Moi, j'apprécie votre commentaire pour sa courtoisie. Mais je constate que vous ne répondez nullement à ma demande normale et légitime: vous ne citez aucun fait pour corroborer vos accusations gravissimes. De mon côté, je crois bien connaître ce dossier, les faits avérés ont été abondamment publiés. Et sanctionnés. Vous semblez soupçonner d'autres faits inconnus. Si vous persistez à ne pas les citer de bonne source, on ne pourra que mettre en doute vos accusations. Et votre probité. C'est à l'accusateur de prouver ou de rendre crédibles ses dires, non au public de ce blog, encore moins à la défense. Donc, merci, encore une fois, d'étayer vos accusations. Ou de les retirer. Bonne journée!Réponse à MS
Je reprends ici le titre d' un article belge publié sur l'internet tout dernièrement: "Pédophilie: Child Focus a traité plus de 500 cas d'abus sexuels en 2011" Je doute que l'on en soit là en Suisse. Et pourtant, je pense que la Suisse est un des premiers pays d' Europe en ce qui concerne les abus sexuels contre les enfants, tous types confondus. Pour ma part, je l'estime le nombre de victimes à 15'600 cas par année. Le nombre de 1'560 avait été donné par un journal (suisse bien naturellement) il y a quelques temps, mais comme on sait très bien qu'il n'y a que 10% (chiffre de l'Aivi) de victimes qui est généralement re-connu... Que cela soit sous le forme d'inceste, de pédophilie, et d'abus sexuels (hors du cadre de la l'inceste et la pédophilie), bien naturellement. Pour un pays tel que la Suisse c'est énorme. (bien que ce soit toujours trop). Au lieu de cela, ici en Suisse et comme un article d'internet me l'a fait savoir, ce sont des hommes qui ne veulent plus s'approcher des enfants. En ce qui me concerne, je pense que la "lutte contre pédophilie" et non "la lutte contre la lutte contre la maltraitance envers les enfants" (ce n'est pas exactement la même chose, le combat est différent ne serait-ce déjà que sous sa "forme") est allée bcp trop loin. Cela sans même d'analyses précises quant au sujet en lui-même. Lorsque ce ne sont pas des déclarations de membres officiels de la marche-blanche qui ont été même désastreuses si l'on prend en compte qu'elles sont plus à même de faire taire une jeune victime que de l'encourager à parler de ce qu'elle-il peut subir. N'est-ce que quelque part, il y a eu quelque chose qui en Suisse n'a pas "fonctionné" auprès de la société, et peut-être même envers les enfants eux-mêmes, durant ces dernières années. Alors qu'en contre partie, les victimes ne sont toujours pas défendues - écoutées correctement et n'ont pas le droit, par exemple, d'avoir obtenu de lieux pour victimes, pour "échanger" entre elles. Les victimes ont totalement été oubliées. C'est ce même extrémisme que je dénonce. CQFD. Aux lecteurs de se faire leurs propres opinions, si vous le voulez bien. Merci de m'avoir lu.Mon pauvre Moi, vous vous enfoncez
Cher Moi, Chacun de vos commentaires jusqu'ici adopte la même tactique. Vous proférez des accusations terribles, sans avancer la moindre preuve ni le moindre indice de vos allégations. Vous pouvez certes continuer ainsi, mais chacune de vos affirmations de ce genre se retourne contre vous. Votre dernier post est de cet acabit. Nouvelles accusations, nouvelle absence de faits. Nouvel écran de fumée. Vous vous discréditez totalement, et je le regrette pour vous. Pour sauver votre honneur, bien mis à mal jusqu'ici par vous, je ne vous demande qu'une chose. Apportez au moins un fait crédible étayant vos allégations, notamment en ce qui concerne la Suisse. Si vous ne le faites pas, vous donnez à tous les lecteurs de ce blog la preuve que vous mentez. Désolé pour vous, mon pauvre Moi, mais seuls des faits avérés peuvent soutenir des opinions aussi peu crédibles que les vôtres. Mais peut-être vous détromperez-nous par de solides preuves dans un prochain commentaire? Je vous attends sereinement sur le terrain des faits, tout en vous quittant sur le terrain des insinuations gratuites. Bonne journée, cher Moi! À part votre Moi, le réel vous intéresse-t-il? Sachez en tout cas que, sur ce blog, tous les avis sont bienvenus, sauf ceux qui, comme les vôtres jusqu'ici, sont sans fondement dans le réel. Il ne vous sera pas permis d'accuser ni d'insulter sans que vous ne receviez une réponse adéquate. Ce blog n'est pas destiné à devenir la poubelle d'accusations dénuées de fondement. MSRéponse à MS
J'aime bien votre façon de faire. Après un système qui peut s'approcher d'une méthode des PNM, voilà les insultes.... Comme je l'ai dit, que les intervenants qui veulent en savoir plus fassent des recherches par eux-mêmes. En tous cas, vous ne faites strictement rien avancer quant à la lutte contre la maltraitance sexuelles envers les enfants. Mais ne devais-je pas m'y attendre ? Bonnes salutations. ;-)Étrange réponse qui ne ne répond pas
Cher Moi, Il n'y a aucune insulte dans mes commentaires, sinon montrez-la. Au contraire, je vous ai demandé par deux fois de faire ce que toute personne d'honneur ferait à votre place, à savoir étayer des accusations infondées en produisant des faits ou au moins quelques marques de précision et de vraisemblance. Vous persistez à accuser sans preuve, aussi bien l'Eglise catholique que moi-même. Par ce procédé, vous vous insultez vous-même. Il me reste à formuler deux souhaits. 1) J'espère que le webmaster du site qui héberge ce blog ne vous permettra pas de répandre à nouveau des allégations infondées, qui relèvent finalement de la calomnie pure et simple. Qu'il vous autorise en revanche à produire des arguments et des faits, oui, mais je crains que vous ne soyez incapable d'entrer sur ce terrain, pourtant le seul honnête. 2) Mon second souhait vous concerne. Je fais encore l'hypothèse qui est la mienne depuis le début, à savoir que vous êtes une personne d'honneur, à qui on peut donc demander d'agir en conséquence. Je fais donc cette hypothèse que vous avez une bonne raison de ne pas répondre à mes demandes légitimes de précision et de preuve. Cette raison pourrait être de ne pas désigner sur un blog un possible coupable, que vous connaissez pourtant. Dans cette hypothèse, votre honneur est sauf, mais pas votre conscience. En effet, en un tel cas vous avez le devoir moral, afin de protéger d'éventuelles victimes, de dénoncer des faits que vous connaissez non pas sur un blog, mais auprès d'une instance faite exprès pour traiter de telles accusations et de tels soupçons. Il s'agit de la Commission d'experts "Abus sexuels dans le cadre de la pastorale", par son président ou par l'un de ses membres (adresses sur ce site). - Quant à votre façon plaisante de charger les lecteurs de ce blog de faire à votre place ce que vous vous montrez incapable de faire vous-même, à savoir étayer VOS accusations, c'est du pipeau qui ne trompe que vous. - Pour autant, cher Moi, je ne regrette pas notre "conversation". Elle a permis en effet de mettre en évidence des méthodes, les vôtres, qui discréditent les meilleures intentions. Intentions bonnes, donc je vous crédite encore, même si vous semblez vous plaire à les démentir par des méthodes indignes d'un honnête débat.P.S. pour Moi
Si ladite Commission d'experts ne vous inspire aucune confiance (à chacun ses préjugés), adressez-vous à une instance civile compétente, la police, la justice, la Protection de l'enfance, etc. Vous vous prouverez ainsi à vous-même que votre intention est bien de protéger d'éventuelles victimes, à visage découvert, et non de vous faire valoir (bien mal) sur un blog, masqué par l'anonymat.Réponse à MS
"Vous vous prouverez ainsi à vous-même que votre intention est bien de protéger d'éventuelles victimes" Je n'ai strictement rien à me prouver.Réponse à MS
Ou disons plutôt: Je n'ai strictement plus rien à me prouver. ;-)Terrible leçon d'hypocrisie
Un seul diocèse a eu le courage de faire la lumière sur ce fléau et de rendre ainsi justice aux victimes. Il s'agit de l'Abbaye d'Einsiedeln et de Mgr Werlen par le biais d'une commission neutre et indépendante de l'Eglise. Bravo donc à Mgr Werlen.Je dirai même plus
Vous avez raison. L'abbaye d'Einsiedeln et son abbé ont très bien réagi. L'abbé Werlen fait aussi partie de la Commission ad hoc des évêques suisses sur ce sujet. On peut donc lui dire bravo également en tant que très probable cheville ouvrière de la prise de conscience des évêques suisses. Espérons qu'il puisse continuer, malgré son accident de sport. Notons tout de même que plusieurs évêques suisses se sont efforcés de "faire le ménage" dans leur diocèse, sans le communiquer aussi clairement que Abt Martin.allez un petit effort de ccompréhension MS
L'abbé Werlen est marginalisé au sein de la commission ad hoc dont vous parlez. Les autres évêques se sont surtout efforcés d'étouffer les affaires, et vous le savez très bien. Là où l'on dénombre le moins de cas c'est là où il y en a eu le plus. Continuez seulement à faire semblant de ne pas voir la vérité et de la prêcher. Mais si vous la voulez la vérité, il faut instituer une commission neutre et indépendante de l'Eglise. A défaut vos commissions continueront encore à protéger des prêtres indignes. D'autres pays ont eu le courage de le faire. L'Eglise et les victimes en ressortent grandies.titre du commentaire
"L'abbé Werlen est marginalisé au sein de la commission ad hoc dont vous parlez. Les autres évêques se sont surtout efforcés d'étouffer les affaires, et vous le savez très bien. " Ben, en voilà une attaque contre l'Eglise !!! Le pire, c'est que je doute fort que cela aide les victimes de prêtres à parler. Enfin, ce qui me concerne, ce n'est pas dans l’Église que cela a eu lieu, mais comme 90% dans le cadre familial. Et donc sous la forme d'inceste (infantile). Mais il est vrai que là, c'est encore le tabou le plus total. En Suisse, la famille ne peut être que parfaite, n'est-ce pas ? La dernière émission télévisée, sur la TSR, concernant cette forme maltraitance a même eu lieu il y a 35 ans. Ironiquement, j'y aurais même ajouté: "que 35 ans" :-(titre du commentaire
Quant au message de MS: Je ne doute pas qu'il y ait des personnes de bonne volonté au sein de l'Eglise. Mais si le prêtre qui essaye d'aider des victimes n'a pas lui-même été concerné par cette problématique, je doute fort que ces dites prêtres peuvent correctement aider les victimes. Il passera très certainement à côté de plein de choses. Cela tout comme lorsque je lis des témoignages de personnes juives qui ont vécu dans des camps de concentrations lors de la seconde guerre mondiale. Certes, je peux lire ces articles, mais jamais, je pense, je ne comprendrais éventuellement pas toute la souffrance que ceux qui ont été enfermés veulent y "partager". Et cela tout simplement parce que je n'ai pas moi-même vécu ces conditions. Tout au plus, ces personnes qui écoutent des victimes (ce que j'encourage à faire faute de mieux) recevront, je pense, comme réponses qu'elles ne sont pas assez comprises. En tant que victime, je peux dire qu'il y a tout de même pas mal de "mystères" (bien que ce mot peut être mal choisi) quant à un abus sexuel, pour une victime. Il est temps qu'en Suisse, des personnes manifestent non pas uniquement contre ceux que l'on définit comme des pédophiles (personnes sexuellement attirées par des enfants) puisque cela a décidément l'air de faire "du bien" à certains :-( , mais pour qu'il existe, en Suisse, des centres d'échanges entre victimes !!! Et cela d'autant plus parce que le fait d'être victimes, dans notre pays, reste encore totalement tabou.Heups, j'ai oublié d'y mettre mon anonymat.
Le message précédent a pour anonymat: "Moi." ;-)D'accord, mais maintenant quoi?
Je trouve pas mal de bon sens et de justes revendications dans les posts précédents, pourtant critiques par rapport à ma vision des choses. Ces critiques me semblent toutefois oublier une chose, très simple, que j'ai pourtant soulignée dans un commentaire. Qui estime que la Commission des évêques suisses n'est pas fiable a le devoir de s'adresser à des instances civiles: police, justice, organes de protection de l'enfance. S'il ne le fait pas, de façon convaincante (non par de vagues accusations), il perd tout crédit. En effet, dans ce cas, il ne prend pas la défense des enfants, mais mène simplement un combat idéologique contre l'Eglise. Donc, une fois de plus, s'il vous plaït: des faits, des arguments, des indices! Et adressés aux bonnes adresses. Civiles! Je comprends aussi la position de "Votre pseudonyme". Il a raison de réclamer la présence dans les commissions d'écoute (civiles ou religieuses) de personnes ayant subi des abus, et sachant donc ce que cela signifie. N'y a-t-il pas des associations de victimes capables de promouvoir cette idée? Je pose la question et serais heureux de recevoir une réponse.Ben, pour répondre.
"N'y a-t-il pas des associations de victimes capables de promouvoir cette idée? Je pose la question et serais heureux de recevoir une réponse. " Les associations suisses sont très généralement gérées par des psychologues. Celles-ci ceux-ci ne connaissent pas les propres problèmes des victimes. Lorsque je me suis, enfin, après des années, approché d'une entre elles, je devais être écouté par une psy écoutant aussi des pédocriminels. Tenez, pour faire comprendre la situation, pourquoi ne pas en sorte que les personnes qui étaient détenues dans des camps de concentration soient écoutées par leurs propres geôliers, et avec laquelle, en outre, nous nous sommes d'ailleurs mis d'accords que je ne devais pas m'approcher de "son" association. Dommage, j'aurais voulu échanger avec des victimes. Tant pis, je ne le ferai pas. En Suisse, la société est plus concernés par les abuseurs que leurs victimes. Et cela d'autant après l’hystérie de ces 10 dernières années. Bien que je demande tout de même si cette attitude ne correspond pas avec la nature même de la société suisse, en général.Si c'est comme vous dites
Que faire? Si la situation est comme vous dites? Il n'y a plus aucun recours. La Commission des évêques serait disqualifiée? Les instances civiles aussi? Les psychologues incompétents? Les associations de victimes peu crédibles à vos yeux? Heureusement, ces doutes sont démentis par les faits. En de nombreux pays, des résultats importants ont été obtenus par ces différentes instances. Elles fonctionnent plutôt bien. ENCORE UNE FOIS, SOYEZ AIMABLE ET HONNETE DE DEMENTIR CELA PAR DES FAITS ETAYES. Faites connaître vos griefs fondés, vos accusations motivées. Vous pouvez le faire sur ce blog. Vous ne l'avez pas fait jusqu'ici. Pourquoi? Vous ne serez pas lu par "des personnes qui étaient vos propres geôliers", accusation invraisemblable et stupide, mais par des hommes et des femmes aussi soucieuses que vous, sinon plus, de protéger les enfants.VOS DéROBADES JUSQU'ICI NE PLAIDENT PAS EN VOTRE FAVEUR. vOUS NE CESSEZ DE VOUS SOUSTRAIRE AUX DEMANDES D'ETAYER VOS ACCUSATIONS. Bla-bla-bla et bla-bla-bla... Tant que vous n'alléguerez pas des faits, on vous prendra pour un mauvais plainsantain. Qui squatte en vain ce blog. Je vous sens capable de répéter encore inlassablement vos accusations sans fondement. Je vous répondrai aussi longtemps qu'il le faudra. En espérant qu'un jour l'administrateur de ce site vous interdira des prises de parole sans fondemenent. De mon côté, je ne vous lâcherai pas. Sauf si un argument ou un fait invoqué par vous n'entraîne ma conviction. Concrètement, quel psy vous a-t-il écouté? Quel pédocriminel était présent parmi vos écoutants? Quelle association de victimes avez-vous contactée? SI VOUS NE REPONDEZ PAS A CES QUESTIONS, VOUS PERDEZ VOTRE CREDIBILITé. Je crois, hélas, que c'est déjà fait pour vous. Sur ce blog, en tout cas, vous n'avez cessé d'affirmer sans preuve. Je trouve cela plutôt lamentable. N'est-il pas?Répnse à MS.
Merci pour vos réponses MS, mais bon, je dois dire que j'ai appris bcp de choses en psychologie. J'aime bcp vos phrases, tout particulièrement celles en majuscules. ;-) Comme je l'ai dit, en 10 ans, ces 10 dernières années, la société n'a strictement rien appris concernant les victimes, ni encore moins quant à la maltraitance sexuelle envers les enfants.@ Moi
"Moi", vous avez eu la chance de formuler des réponses et de vous faire entendre. Désormais si vous maintenez des allégations sans rapport à des faits précis et sans preuve, vos prochains messages seront supprimés. PFFélicitation
Bonsoir, Je vous félicite vivement pour votre clairvoyance au sujet des abus commis au sein de l’Eglise, et de la façon dont la hiérarchie de l’Eglise veut encore recacher ces horreurs. J’ai un site ou je milite depuis plusieurs années contre tous abus, incestes, Pédocriminalité et maltraitance. Le lien de mon site est : www.luciole.ch. Je me suis permis de mettre le lien de votre blog sur mon site. Avec mes respectueuses salutations BrigithaHeureuse prise de conscience !
Bon nombre de victimes abusées par des prêtres ou des religieux de l'Eglise, et j'en suis une, ont aujourd'hui entre 60 et 90 ans. Avec l'âge, on pourrait relativiser les choses ! Eh bien non, ce genre de blessure vous marque à vie. Ceux qui l'ont vécu savent de quoi je parle. Mais au cours de leur vie active, et c'est là le drame, beaucoup de victimes ont eu, comme seul moyen, de mettre un couvercle sur ce qui fait si mal quand ça resurgit à la surface. Et en même temps, plus les années passent, plus ces souvenir douloureux reviennent à la surface et quelque chose doit être dit et entendu vraiment pour que le coeur soit pacifié. Si l'Eglise se met vraiment à l'écoute des victimes, et c'est ce que je constate maintenant, après tant d'années, si l'Eglise fait le pas d'accepter vraiment sa part de responsabilité et le reconnait avec humilité, alors nous sommes sur un chemin de réconciliation et c'est juste. Merci Mgr Werlen, vous avez ouvert le chemin ! Et bon rétablissement ! Marie-Jo Aeby, secrétaire du Groupe SAPEC (soutien aux abusés par des prêtres de l'Eglise catholique) 1044 FeyVoilà qui est constructif et efficace!
Merci à vous, Brigitha et Marie-Jo, de votre engagement au service des victimes et pour la prévention des abus! Voici l'adresse du Groupe SAPEC: http://www.groupe-sapec.net/ Informations intéressantes sur ce site, comme aussi sur celui de luciole, indiqué par Brigitha.Un vrai débat
L'administrateur de ce site a sagement décidé de ne pas éditer ici des accusations vides, non étayées par des faits précis. En effet de telles prises de position tournent à la calomnie masquée. Elles pourrissent et desservent un débat qui, sur le sujet qui nous occupe, mérite d'être mené en totale objectivité et honnêteté. C'est se moquer des victimes que de leur servir des mensonges et des allégations creuses pour appui. Merci, en revanche, à toute personne qui voudra bien apporter un témoignage crédible ou une opinion argumentée. Michel SalamolardQuestion générale
Bonjour, Au sujet du commentaire du 20 janvier 2012 par (Moi), je cite : « Enfin, ce qui me concerne, ce n'est pas dans l’Église que cela a eu lieu, mais comme 90% dans le cadre familial. Et donc sous la forme d'inceste (infantile). Mais il est vrai que là, c'est encore le tabou le plus total. » A ce jour on parle de 80 % d’abus commis dans le giron familial. J’aimerais bien préciser qu’un auteur d’inceste peut très bien abuser aussi d’enfants en dehors du giron familial. Je me suis toujours demandé, si, comme nous habitons dans un canton catholique, le laxisme de certains prêtres n’a pas beaucoup aidez ces abuseurs. Lorsque un abuseur va se confesser, le devoir des prêtres n’est-il pas justement de les encourager à ce dénoncer, en tout cas ne pas leurs donner l’absolution. N’est-ce pas, le devoir des prêtres de rendre attentive les auteurs de la gravité de ces cas abjects. Une autre question me pose problème : Les interdits de l’Église « Au moyen âge, Encore selon l’Église, le plaisir sexuel doit être aboli. La seule position qui soit autorisée est celle du missionnaire, soit l’homme sur la femme puisqu’elle permet le moins de plaisir possible pour la femme tout en illustrant les positions sociales de l’homme et de la femme durant l’acte sexuel. L’homme étant supérieur, il se trouve au-dessus de la femme. De plus, le couple ne peut avoir de rapports sexuels selon le calendrier liturgique et selon le cycle de la femme. De plus, l’infidélité est très punie à cette époque. En effet, l’épouse peut se voir répudiée, envoyée dans un couvent ou même, jetée à la rue comme une prostituée si elle commettait l’adultère. Pour sa part, l’homme se voit bien vite pardonné ses « écarts de conduite ». Toutefois, il peut être condamné à la pendaison s’il viole une religieuse, une vierge ou une femme mariée. Le viol d’une servante est néanmoins considéré comme mineur puisque l’homme doit uniquement donner une somme de dédommagement à la famille de la victime. L’Église décide également de l’indissolubilité de mariage. Auparavant, cette pratique se faisait et se défaisait selon les unions et les désunions du moment. Seulement, après ce décret, les trois seules raisons valables pour répudier son épouse sont : l’infertilité, la consanguinité du couple jusqu’au septième degré ou l’ordination d’un des deux conjoints. Un membre du clergé doit également mener une enquête afin de confirmer la validité des faits. Ainsi, de nombreux hommes, pour éviter de se compliquer la vie, vont tout simplement enfermer leur femme dans un couvent. » Ma question est, en donnant à l’homme cet immense pouvoir (Le patriarche de la famille) est-ce que l’Eglise catholique n’a t’el pas grandement contribué à la prolifération de l’inceste ? L’homme avait le pouvoir absolu sur sa famille, donc il pouvait disposer de sa famille comme bon lui semblé, même en abusant de ses filles dans la grande majorité des cas, car il y existe aussi l’inceste sur leur garçon ? Est-ce dans notre culture actuelle, l’homme n’a-t-il pas encore dans beaucoup de foyers cette fonction d’homme (Patriarche), est ça lui donne tous les droit, envers sa femme et envers ses enfants ??? Je suis consciente que mes questions peuvent vous paraître simpliste, mais n’ayant jamais vraiment eu une éducation sur la religion catholique, vu m’a vie chaotique je fus trimbalé durant toute mon enfance dans tous les milieux, protestant, athée etc. Le comble de l’histoire c’est chez les athées que j’ai trouvé un véritable amour gratuit. En 2007 j’ai publié mon récit « Maman, dis-moi pourquoi ? » ce récit est sur mon site en version PDF lien : http://www.luciole.ch/UserFiles/File/Dossier%20Pdf/Livre,%2024_5_07,%20p... Je vous prie de bien vouloir me pardonner, pour mes fautes, j’ai appris le français bien tard et sur le tas. Pour INFO : je suis aussi membre de la SAPEC Avec mes respectueuses salutations BrigithaBribes de réponse
Merci Brighita de votre question! Je crois utile d'y apporter quelques éléments de réponse, qui pourraient intéresser aussi d'autres personnes. 1) Vous n'aurez aucune peine à trouver les opinions les plus stupides défendues par des soi-disant "penseurs", catholiques ou non. Donc il est probable que celles que vous citez ont été émises par d'aucuns. Mais tel n'a jamais été l'enseignement de l'Eglise catholique. 2) Au moyen âge, le grand théologien catholique est saint Thomas d'Aquin, dont l'enseignement fait autorité. Il affirme clairement l'égalité de l'homme et de la femme dans le mariage. Il rappelle aussi la doctrine constante de l'Eglise, qui fonde le mariage sur le consentement libre des deux époux. C'était une vraie révolution dans le monde antique, où les mariages étaient arrangés par les parents, souvent dès l'enfance des futurs époux, la fille notamment n'ayant que le droit de se soumettre: elle passait de la domination exercée par son père à la domination exercée par son mari, consentante ou non. 3) En ce qui concerne la morale conjugale, les péchés sont avant tout ceux de l'homme. C'est lui qui porte la grande responsabilité, la femme est plutôt considérée comme victime (d'un rapt, d'un viol, d'une violence conjugale). On est donc aux antipodes de l'antimorale que vous citez pour la déplorer, à juste titre. 4) Le machisme n'est pas une spécialilté catholique, il est de toutes les cultures et de tous les temps. Il n'a pas disparu dans nos sociétés modernes. Il est présent dans l'islam. Il existe en Asie: fillettes sacrifiées parce que censées valoir moins qu'un garçon. Sans parler des mutilations génitales féminines en Afrique. 5) Enfermer sa femme dans un couvent était et est toujours strictement interdit. La communauté conjugale ne pouvait et ne peut être rompue par rien ni par personne, sous peine de péché. Quant à l'inceste, il est toujours cité parmi les péchés les plus répugnants et les plus graves. 6) Dès les débuts du christianisme, l'adultère (celui de l'homme avant tout) est non pas pardonné facilement, mais au contraire puni publiquement: l'homme adultère doit faire pénitence publique, il n'a plus le droit de communier... 7) Si on regarde une carte du monde actuel et qu'on y délimite les pays et les régions les plus démocratiques, où l'égalité entre hommes et femmes est davantage respectée, on s'aperçoit immédiatement que ce sont des pays et des régions que le christianisme a influencés, dès l'Antiquité, puis au moyen âge, jusqu'à nos jours. Même si la foi chrétienne et l'adhésion à l'Eglise sont souvent rejetées aujourd'hui, les valeurs chrétiennes sont encore vécues, sous forme sécularisée. On ne se rend plus compte, par exemple, que l'égalité homme-femme est inscrite dans la premère page de la Bible, très clairement. Cette égalité a été rappelée par Jésus, promue par toute la tradition judéo-chrétienne, en tout cas dans l'enseignement officiel, sachant que celui-ci n'a pas toujours été suivi ni vécu parfaitement. Il reste encore du chemin pour faire passer l'évangile dans les faits! Il me semble que votre engagement peut y contribuer.Du nouveau: intéressant
Sur le blog de Sandro Magister des infos récentes et très intéressantes sur la lutte contre les abus sexuels dans l'Eglise catholique: http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350168?fr=y