Les évêques allemands vont travailler les discours de Benoît XVI
L'agence italienne Sir vient de donner l'information: la conférence...
Mgr Morerod s’est laissé chouraver sa bimbeloterie dans un train. Ha! Ha! Ha! Vous avez bien rigolé, avouez-le, petits malins. Pas si malins, fripons, car votre lecture de l’événement, c’est du premier degré, de l’anecdote. Laissez-moi vous dévoiler le vrai sens de ce qui s’est passé. Tendez votre oreille frémissante à mes célestes propos.
Qui peut bien être ce voleur que vous croyez sans doute malhonnête, sournois, faux-jeton, rapace, pillard, paillard, masqué, cagoulé, armé, ennemi du genre humain, honni de la terre et du ciel? Taratata… c’est tout le contraire! Un ange envoyé d’en-haut. Oui, oui, patience, vous allez piger, bientôt vos cerveaux embrumés vont s’éclairer d’une lumière insolite.
Pourquoi sont-ce et furent-ce et ont-ce été – ça vous en jette, pareille virtuosité langagière, n’est-il pas vrai? – pourquoi, dis-je, sont-ce, etc., précisément des mitres et des croix pectorales qui ont disparu? Là, je vous donne un subtil indice!
En voici un autre, tiré de ma propre expérience. Embarqué moi aussi – pas dans un train, dans un bateau –, tout occupé à bricoler mon petit programme perso, comme Morerod, Dieu m’a envoyé une tempête. Vous savez la suite. Jeté par-dessus bord, avalé fus-je, pour tout refuge, par une baleine qui me déposa sur le rivage où je ne voulais pas aller.
C’est ça aussi, la divine providence! Un mélange corsé de ruse, d’humour et de malice, bref, parfois c’est diabolique. Aïe! Ouille! Archange Mikaël, cesse donc de me tirer brutalement l’oreille, ça fait ma-a-al! À la divine providence – disais-je avant d’être interrompu grossièrement par un barbouze ailé, zélé – tout est bon pour atteindre ses objectifs souvent inadmissibles: un coup de tabac, des matelots fâchés, un monstre marin. Et même un voleur, un rat de train! Je vois qu’une pâle lueur tremblote dans vos regards hagards.
Nouvel indice précieux! Rappelez-vous le récent voyage du pape en Allemagne. Benoît XVI a déploré l’organisation pléthorique, dévoreuse d’énergie et de sous, de l’Église allemande. L’a invitée à plus de simplicité évangélique, pour ne pas étouffer sous le poids des structures. Notez en passant, pour vous marrer sans méchanceté, qu’en fait de simplification des structures, Benoît pourrait donner l’exemple par un coup de balayette dans sa curie pontificale! Mais bon, attendons, ça viendra, on y travaille ici, en haut lieu.
Vous y voyez plus clair? Récapitulons. Un Dieu d’amour et d’humour nous fait signe par des embêtements, pour ne pas dire des emm… Et d’un. Le pape appelle – «papapel», «papa pèle», hi, hi, hi!! – à la simplicité évangélique. Et de deux. Mgr Charles M. (nom connu de la rédaction) se fait piquer ses fanfreluches. Et de trois. Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende! Qui a des méninges pour ne pas faire le singe, qu’il méninge! Le signe s’adresse à Mgr M., à lui de l’interpréter. (Mais ne me reprochez pas de l’avoir aidé! Normal, entre collègues…) Chopera-t-il le message? Réponse à Fribourg le 11 décembre prochain...
p.o. Michel Salamolard
Quel verbiage...
Je ne vous savais pas si intime tant avec le Saint-Père qu'avec notre nouvel évêque. Si le but est de faire rire, votre billet tombe vraiment à côté de la plaque. Quant au langage, il me laisse pantois. Difficile de faire jeune et branché. Quant à s'attaquer aux structures qui, si je ne m'abuse vous donnent la possibilité d'exercer votre ministère bien confortablement, c'est comme qui dirait "morde la main de celui qui vous nourrit".Bravo FAM
Ce bavard qui se croit drôle méritait une volée de bois vert, vous l'avez administrée avec talent! Un coup de crosse, de la part de qui de droit, ne serait pas de trop. La demande du pape d'alléger les structures n'est pas une déclaration infaillible. Il est déplacé, par conséquent, de la répercuter. Et, surtout, en Suisse! Merci encore de remettre l'église au milieu du village!