Cherche pontonniers!
La France a choisi. Hollande plutôt que Sarkozy. La gauche chasse la...
La campagne électorale, qui doit aboutir à l’élection (ou la réélection) du Président de la République Française, occupe les média et le net de l’hexagone. Les questions religieuses faisant partie de la vie de la cité, il n’est pas étonnant que, même au pays de la laïcité, le sujet retienne l’attention des candidats. On se souvient de la «laïcité positive», une idée du Président Sarkozy, qui a fait couler ses litres d’encre et d’eau bénite.
Dimanche c’est François Hollande s’est emparé du sujet, lors de son meeting au Bourget. En effet, «Sa proposition d’inscrire la Loi de 1905, "celle qui sépare les Eglises de l’Etat " dans la constitution, (…) a déclenché un tonnerre d’applaudissements dans le public». Le site laïc Causeur.fr, vient de mettre en ligne un article de Marc Cohen intitulé: «Hollande, saint laïc? La burqa, n’y pensez même pas!».
Ayant fait remarquer qu’«…une fois éteintes les sonos du Bourget (…) on ne pourra qu’approuver l’excellent Frédéric Rouvillois quand il parle d’"une promesse parfaitement superflue dès lors que le principe de laïcité se trouve déjà inscrit dans la constitution, et plus précisément, pour lui donner toute la solennité nécessaire, dans l’article premier de celle-ci"», l’auteur s’interroge sur la forme de laïcité proposée. Sa lecture critique de la proposition du candidat socialiste, s’enracine concrètement dans le contexte propre à cette question délicate en France. Il rappelle, au passage, que les manifestations des catholiques sur les parvis des théâtres a aussi ses retombées politiques, dues certainement plus à la forme qu’au fond. La lecture de ce texte intéressera certainement les français qui me lisent, mais je pense qu’il peut aussi retenir notre attention, afin que la «laïcité positive», pratiquée dans notre pays, puisse continuer à se vivre pour le bien de la cité et dans le respect de tous.
Mon grain de sel. Après «la mort de Dieu», nos sociétés semblent découvrir «la résurrection des religions», ou des religieux… Il me semble qu’une laïcité par la soustraction ne réussit pas à servir le bien de tous. Le politique doit mettre les mains dans le cambouis des religions, afin que l’homme puisse vivre paisiblement une dimension essentielle de sa nature humaine. Les responsables de la chose publique ne peuvent pas se contenter de dire cachez ce Saint que je ne saurais voir!
A lire donc, même si ce n’est pas un propos de sacristie: «Hollande, saint laïc ? La burqa, n’y pensez même pas!».
Dom Romain