«L’idéologie du gender et la «santé reproductive». Aspects doctrinaux et pastoraux»: c’est le titre de la conférence donnée aujourd’hui au Vatican par Monseigneur Tony Anatrella, prêtre et psychanalyste français, spécialiste en psychiatrie sociale, dans le cadre d'une rencontre d'évêques responsables de la Pastorale du monde de la santé de différents pays, invités pour une journée de réflexion par le Conseil pontifical. Dans son introduction, l’intervenant à fait remarquer que «L’idéologie du gender et la notion de santé reproductive sont deux concepts que nous avons à clarifier pour en comprendre les enjeux. Ils impliquent un changement de plusieurs paradigmes en transformant le sens des relations entre les hommes et les femmes, le sens de la sexualité et le sens même de la famille et de la procréation. Ils ont donc des répercussions en matière de santé principalement orientées vers un certain acharnement à restreindre les naissances, à opposer les hommes et les femmes au nom d’une vision comptable de la parité et à dissocier la sexualité de la procréation ce qui entraîne une vision insignifiante et immature de l’acte sexuel, et à encourager l’institutionnalisation des orientations sexuelles. Une telle conception idéaliste de la sexualité pose et posera un problème de santé publique.»
Après cette introduction, sa conférence aborde les points suivants:
Chapitre 1 : La notion de gender
Chapitre 2 : La santé reproductive
2 – 1 Un problème sémantique
2 – 2 La femme libérée de la famille dite traditionnelle
2 – 3 La femme désolidarisée de l’homme
Chapitre 3 : Les aspects pastoraux
3 – 1 Les aspects non-négociables et l’engagement en politique des catholiques
3 – 2 Des options qui posent problèmes sur lesquels les catholiques doivent se mobiliser
Conclusion
Une conférence que l’on peut trouver dans son intégralité sur Zenit
Dom Romain
La parole d'un expert n'est pas le magistère
votre commentaire * La phrase suivante de Tony Anatrella (et non Anatrelly) "dissocier la sexualité de la procréation entraîne une vision insignifiante et immature de l’acte sexuel" est un raccourci brutal qui me choque beaucoup. Qui peut rappeler le magistère de l'église sur cette question ?Réponse à Serge
Merci pour votre message. J’ai corrigé l’erreur concernant le nom propre. Il est évident que ce n’est pas la parole du magistère, mais celle d’un expert. Par contre il y a bien un lien entre la sexualité et la procréation. Ce lien est à comprendre dans le cadre d’une maternité et d’une paternité responsables. Dissocier les deux, c’est dénaturer la sexualité humaine, qui implique la responsabilité des actes que nous posons, et cette responsabilité ne concerne pas seulement les actes liés à notre sexualité. Humanae Vitae, l’encyclique de Paul VI, exprime bien le point de vue du magistère à ce propos. De plus, en lisant la conférence dans son entier (le lien est donné à la fin du post), je pense que l’on peut dire que le père Anatrella s’appuie largement sur le magistère de l’Eglise pour exprimer son point de vue sur le sujet. Dom RomainOui, évitons de mutiler le sens de la sexualité
votre commentaire * Oui, le texte de T Anatrella révèle bien le mépris de la dignité de la maternité et de l'enfant par les tenants des concepts du gender et de la santé reroductive. Son invitation à "ne pas dissocier la sexualité de la procréation" est mieux compréhensible lorsqu'il ajoute (conclusion, §3) celle de ne pas "mutiler le sens de la sexualité dans sa double dimension unitive et procréative..."