Voici un titre qui fait toujours saliver: «Les archives secrètes du Vatican». Une dénomination qui a un parfum de secret, de complot, un lieu où l’on cache des informations scandaleuses, les «non-dits» que l’Eglise n’ose pas avouer. De fait en matière d’odeur, c’est plutôt celle de la naphtaline qui conviendrait. Comme le dit très bien l’encyclopédie en ligne, «Les Archives secrètes du Vatican, en latin Archivum Secretum Vaticanum, sont les archives centrales du Saint-Siège. Elles conservent tous les actes et documents concernant le gouvernement et l'activité pastorale du Pontife romain et des organismes du Saint-Siège. En tant que telles, les Archives secrètes sont «avant tout et principalement [au service] du Pape et de sa Curie, c'est-à-dire du Saint-Siège» (motu proprio de Léon XIII du 1er mai 1884. En 1881, les Archives secrètes ont été ouvertes à la consultation des universitaires» (cf. Wikipédia) Derrière le «secret», il y a bien quelque chose de cacher, c’est, simplement, le mot «secrétariat», car il s’agit effectivement des archives du secrétariat du Vatican. Pas de nouveau «Da Vinci Code», ni de quoi faire saliver les tenants de la théorie du complot.
Chacun sait que dans le secrétariat d’une paroisse, d’une société, d’un club, il y a des documents à classer, à conserver et à protéger et ils n’ont pas, comme ma correspondance privée, à se retrouver sous le regard de la première personne venue. Au Vatican, comme dans les chancelleries des différents pays, la correspondance n’est pas rendue publique avant une période relativement longue. Tout ne se retrouve pas obligatoirement chez WikiLeaks…
Les archives secrètes le sont si peu, qu’elles sont ouvertes au public et feront l’objet d’une prochaine exposition. «Du 1er mars 2012 et jusqu’au 9 septembre, Les Musées du Capitole de la ville de Rome, recevront une centaine de parchemins, registres, manuscrits, originaux et précieux, du VIIIe au XXe siècle» Parmi les documents qui seront exposés, «L’Osservatore Romano mentionne particulièrement une lettre des membres du Parlement anglais au pape Clément VII sur la cause matrimoniale du roi d’Angleterre Henry VIII, les Actes du procès Galilée, une lettre des Indiens d’Amérique écrite sur une écorce de bouleau au pape Léon XIII, mais aussi des documents choisis parmi ceux relatifs à la seconde guerre mondiale, et non encore accessible, ou bien la bulle d’excommunication de Luther, et celle concernant l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, ainsi que celle du pape Alexandre VI sur la découverte du nouveau monde et la lettre de marie Stuart au pape Sixte V». Une information de ZENIT
Dom Romain