Mission possible
On en attendait 30. Ils sont venus à plus de 100. Le colloque sur...
La première fois que j’ai rencontré Michel Veuthey, il présidait à Olten la commission préparatoire interdiocésaine du Synode 72 « La prière, la Messe et les Sacrements dans la vie de la communauté » (SaKo2/Cospé2). Le laïc avait été choisi à la tête d’une commission trilingue qui comptait parmi ses membres l’abbé Maurice Zundel, Don Luigi Agustoni, l’abbé Charles Rossi, Sr Anne-Gabrielle Steiner, les professeurs Jakob Baumagartner et Iso Baumer, les étudiants André Ducret et Bernard Métry, et une bonne quinzaine d’autres personnes. Il a participé à tout le déroulement du Synode 72 aux plans national et diocésain.
Sa compétence musicale et liturgique l’a fait accompagner tout naturellement ceux qui devaient mettre en œuvre les réformes liturgiques du concile, en particulier les futurs monseigneurs Gabriel Bullet et Jacques Richoz. Dès 1977, en plus de ses fonctions officielles rappelées par l’agence APIC, il a fait partie de l’équipe conseil du CCRT (Centre catholique de Radio et Télévision) pour les messes radiodiffusées (il y avait aussi le Chanoine Edouard Zumofen, le P. Bernard Jaquet, l’abbé Georges Juvet). Il a évidemment participé à bon nombre de débats Radio ou TV sur la liturgie et animé des chœurs lors de transmissions.
Au-delà de tout ce qu’il a fait, il reste ce qu’il a été : un homme d’une foi infrangible, d’une intelligence subtile, d’une amitié délicate, d’un dévouement inlassable. J’espère que les chœurs des anges lui demandent aussitôt de diriger un Sanctus ou de déchiffrer un nouvel Alléluia.
André Kolly