APIC | 10 février 2012 | 17h15
1 commentaire Auteur : Gilles Gay-Crosier, agence Apic

Interview décontractée de Thierry Collaud, nouveau professeur de morale à l’Université de Fribourg

Fribourg: Sexualité, manipulations génétiques, Exit… Le nouveau professeur de morale de l’Université de Fribourg, Thierry Collaud, aborde ces questions brûlantes. Interview à bâtons rompus avec ce médecin, théologien, bioéthicien, président de la Commission de bioéthique de la Conférence des évêques suisses (CES).

Front large, yeux rieurs cachés derrière des lunettes, cheveux grisonnants, Thierry Collaud incarne une certaine sagesse. Le discours est réfléchi. Les mots sont pesés. Sa barbe fournie, à mi-chemin entre celle d'Hippocrate et du Christ, sied à ce médecin et théologien. Ses multiples "casquettes" ont séduit le Conseil d'Etat du Canton de Fribourg qui l'a nommé, le 1er février 2012, professeur associé au Département de théologie morale et d'éthique de l'Université. Interview d'un intellectuel passionné et simple, qui aime vulgariser.

Apic: Que penser du préservatif?
Thierry Collaud: Comme objet, je n'en pense rien. Par contre, j'ai une idée de comment la sexualité peut se vivre de manière épanouissante. Rester au niveau des normes, c'est se piéger. Cela revient à dire: l'Eglise est pour ou contre le préservatif. Il faut parcourir le chemin inverse. L'Eglise a une parole sur la sexualité et sur la manière de la vivre. La norme exprime cette valeur de la conjugalité et de la fidélité. En cela, l'Eglise joue un rôle de pédagogue plus que de gendarme.

Apic: Et de l'abstinence?
Thierry Collaud: La société contemporaine nous dit: on ne peut pas vivre bien si notre génitalité n'est pas active. Or, la sexualité s'intègre dans le tout de l'existence. Elle peut être provisoirement mise de côté dans un couple ou chez un célibataire si cela permet de développer d'autres dimensions. La notion de privation devient alors relative.

Apic: Qu'en est-il de la cohabitation avant le mariage?
Thierry Collaud: Pour l'Eglise, la sexualité et la vie conjugale trouvent leur véritable signification dans le mariage. Le fait de coucher ensemble implique plus que le moment présent et l'acte sexuel. Cette norme renvoie à une "relationalité" qui doit s'inscrire dans la durée.

L'intégralité de l'interview est disponible pour les abonnés sur www.kipa-apic.ch.


APIC | 10 février 2012 | 17h15 | © Utilisation des articles et toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l'éditeur est interdite et illégale.
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pibeck 26 février 2012 | 19h23

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votre commentaire * l'église cath. a toujours 100 ans de retard. Pathétique.
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