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Le droit à l’oubli n’est pas absolu pour les prêtres pédophiles selon le Conseil suisse de la presse
Berne, 13 juin 2008 (Com./Réd.) – Le Conseil suisse de la presse estime satisfaisante la manière dont les médias romands ont traité les affaires de prêtres pédophiles au début de l’année. Le droit à l'oubli dans ces affaires ne peut être invoqué par l'Eglise catholique de manière absolue, communique l'organisme de surveillance des journalistes.
L’organe déontologique présidé par l’ancien rédacteur en chef de la Tribune de Genève Dominique von Burg a pris position, vendredi à Berne, sur le traitement des affaires de prêtres pédophiles depuis le début de l’année. Pour le Conseil suisse de la presse, les médias n’ont pas violé le droit à l’oubli, un droit qu’il n’estime pas absolu quand un intérêt public prépondérant l’exige, notamment pour analyser « la manière dont une institution comme l’Eglise catholique gère, ou a géré dans le passé, les cas des prêtres pédophiles. »
Le traitement par les médias du cas du prêtre neuchâtelois suicidé a été examinée plus particulièrement. La famille estime que le droit à l’oubli n’a pas été respecté. Pour le Conseil suisse de la presse, il ne peut être invoqué car le prêtre avait un rôle pastoral : « Il y avait une relation entre la procédure judiciaire antérieure et son activité au sein d’une paroisse ». De plus, les médias ont traité de ces faits de manière proportionnée, « car le prêtre n’était pas reconnaissable hors de son cercle familial ou professionnel. »
Critique en vers le blog
En revanche, estime le Conseil suisse de la presse, la « chasse à l’homme pratiquée par un bloggeur romand est allée beaucoup trop loin ». Mais l’auteur n’étant pas journaliste, l’organe déontologique estime qu’il n’est pas compétent pour le condamner. Il remarque toutefois qu’ « il était légitime que les médias rendent compte de ce blog en tant que phénomène social ».
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